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Mouvement Agir Pour le Congo |
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Hier nous crions HELP, HELP pour le Congo. Ce matin à la lecture de la presse congolaise, nous sommes plus que jamais conscients et convaincus que seuls les congolais eux-mêmes, ces acteurs volontaires de leur propre malheur, peuvent répondre à ce HELP. D’où la difficulté d’une telle mission dont le seul préalable est d’accepter de croiser militairement le fer avec les traîtres de la République. Ces traîtres, le gouverneur de la province du Sud Kivu, Louis Léonce Mudehrwa, nous les décrit comme « des personnalités politiques tapies dans la capitale ». Il nous dit que ce sont des gens qui sont à Kinshasa, ont des voitures, des cravates et voyagent avec l’argent du gouvernement. Merci gouverneur pour ce renseignement, qui en soi est un secret de polichinelle.
La "paix" de Sun City ayant échoué, c’est ici le lieu d’interpeller les opposants congolais afin qu’ils aient le courage de reconnaître que la seule option qui nous reste est celle de s’inscrire dans une logique de guerre contre les ennemis de la nation.
Nous devons prendre conscience que la "paix" issue des accords de Sun City est un piège à con qui cache, en réalité, une guerre permanente et larvée que les ennemis du Congo mènent contre notre peuple, notre sol et notre avenir. Nos sœurs qui sont violées à l’Est savent qu’il est impossible de raisonner un militaire qui pointe sur vous une arme en convoitant ce que vous avez de plus cher. On cède, quitte à devenir son esclave ou en mourir. Si nous nous obstinons à vouloir raisonner, par les biais d’une démocratie de façade, ceux qui persistent à pointer sur nous leurs armes pour piller nos richesses, violer nos sœurs, nos mères et nos femmes et nous imposer la balkanisation de notre pays, quel genre d’hommes sommes-nous ? Refuser un tel raisonnement, c’est dénié au peuple congolais son droit au bonheur, c’est composé avec « ces gens qui sont à Kinshasa, qui ont des voitures, des cravates et qui voyagent avec l’argent du gouvernement » en attendant son tour pour accéder à la mangeoire de la médiocratie politique congolaise. C’est être, tout simplement, un traître de la République.
Jean-Eric Badibanga,
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