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Mouvement Agir Pour le Congo |
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Dans son édition électronique de ce lundi 11 août 2008, le potentiel rapporte la probable mise en place, lors du prochain remaniement, d’une « Primature à trois », d’une part pour sauver les accords de coalition qui ont fait de Kabila président et d’autre part pour « booster l’efficacité » du gouvernement congolais. Si ces informations se vérifient, cela ne ferait que confirmer l’autisme politique et le peu d’amour pour le peuple congolais dont fait preuve le tandem Kabila-Gizenga. Alors que ce peuple attend des réponses concrètes à ses préoccupations quotidiennes que sont le pouvoir d’achat, le bien-être social et la sécurité, l’exécutif congolais passe son temps à expérimenter des « combines douteuses » pour ne pas rompre l’équilibre instable qui le maintient au pouvoir, quitte à concocter un nouveau monstre politique d’une formule 3+1 (un président, un premier ministre et deux vice-premiers ministres) pas très éloignée du tristement célèbre 4+ 1 tant décriée durant la transition. « Il n y a pas de mauvaises troupes, il n y a que de mauvais chefs ». Kabila + Gizenga = une telle somme de médiocrité qu’il est difficile aujourd’hui de croire qu’ils sont en mesure d’impulser une quelconque dynamique de développement à ce pays. Et c’est là que l’on revient sur le passé de l’un et de l’autre. Les détracteurs de Kabila avaient en leur temps stigmatisé les insuffisances intellectuelles de ce dernier. Mais les effets secondaires des insuffisances intellectuelles de l’un alliés aux effets pervers de la sénilité proche de la démence de l’autre ne sont pas en mesure, à eux seuls, d’expliquer et de justifier l’échec retentissant, le naufrage sans gloire du duo Kabila-Gizenga. Pourquoi, dans l’exercice de leur mission suprême, l’un et l’autre n’ont-ils pas su transcender leur faiblesse pour offrir une réelle chance de développement au Congo ? Pourquoi ont-ils raté le coche ? Si la mise en place de la « primature à trois » se confirme, Kabila et Gizenga administreraient la preuve de leur soumission à une volonté supérieure, bien contraire aux intérêts du Congo et de son peuple.
Jean-Eric Badibanga,
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