![]() |
Mouvement Agir Pour le Congo |
|
Accueil
"Un clou de travers ne s’enfoncera jamais droit, même en tapant très fort" Cette citation maison stigmatise à merveille, une fois de plus, l’incurie et la complicité des institutions congolaises. A l’occasion de leur rentrée parlementaire, tant Léon Kengo, président du sénat que Christophe Lutundula, 1er vice-président de l’assemblée nationale et même les députés de l’opposition institutionnelle ont raté l’occasion de se taire s’ils avaient pris la peine de relire leur discours et déclarations de rentrée de l’année dernière. Ce sont les mêmes thèmes, les mêmes mots qui reviennent. Ce sont les mêmes maux qu’ils dénoncent, avec les mêmes phrases et surtout, ce sont les mêmes accusations qu’ils formulent. Ce copier-coller n’honore pas ces honorables qui se complaisent dans le rôle minable et pathétique qu’ils se sont assignés avec un bonheur non dissimulé, accuser le gouvernement Gizenga comme seul responsable de la faillite actuelle de la maison Congo. « Nous, on fait ce qu’il y a moyen de faire, mais il y a les partenaires [gouvernement] de l’autre côté qui, eux, doivent être sur le terrain et matérialiser le travail que nous sommes en train de faire ici. Ils ne le font pas nécessairement », declare cyniquement Christophe Lutundula. Et quand Gilbert Kiakwama déclare, pince-sans-rire, qu’« A la fin, on impute à l’Assemblée nationale tout le mal alors que le mal vient surtout de l’exécutif, parce qu’on a beau conseiller, on a beau critiquer, on a beau proposer, ce gouvernement ne fait absolument rien », on a envie de pleurer, pleurer très fort de rage. Pour une fois nous aurions aimé voir ces honorables rompre avec ce comportement délétère, rompre avec leur hypocrisie criminelle et assumer pleinement leur responsabilité, eux qui ont eu la possibilité, à maintes occasions durant l’exercice parlementaire passé, de se démarquer de la vacuité gouvernementale. Mais apparemment c’est trop demander à des hommes et femmes incapables d’élever leur conscience et leur dignité d’homme plus haut que la mangeoire autour de laquelle ils sont assis, appliquant à la perfection une autre citation : « on ne mord pas la main qui vous nourrit » Qu’elle soit sale ou propre, peu importe !
Jean-Eric Badibanga,
|