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Acte héroïque ou acte de sabotage ?
La démission de Gizenga, pour être un fait plutôt rarissime dans un pays comme le Congo est pourtant une tradition politique bien ancrée sous d’autres cieux comme nous le rappelait encore tout récemment notre compatriote Léon Katambwe dans son article le Temps de la conscience a sonné
Tant mieux si Gizenga a enfin pris conscience de sa grande responsabilité dans l’effroyable descente aux enfers dans laquelle il a plongé le pays suite à sa complicité dans le hold-up électoral de Kabila et de la communauté internationale.
Gizenga est parti comme il est arrivé, dans un mutisme grotesque comme celui que laisse les personnes somme toute banales. Ce départ de Gizenga aurait été une chose louable s’il ne laissait derrière lui un merdier pas possible. Un peu comme Georges Bush, il ne laisse que de problèmes en suspens, sans espoir de résolution aucune. A son remplaçant de faire le ménage. Telle est certainement sa lecture du lumumbisme. Ceux qui écriront son histoire nous chanteront ses « exploits », un peu comme ceux de Laurent Kabila mais le patriarche, gourou de ses aficionados du Palu n’aura laissé aux yeux de la plupart de congolais que l’image d’un vieux grabataire d’une pauvreté idéologique abyssale qui bat en retraite en laissant ses généraux sur le front de l’Est, qui se casse en laissant les caisses de l’Etat orphelines de 1,8 milliards de dollars.
« Yandi kaka » est parti en octroyant un satisfecit à son action gouvernementale. Lui qui avait refusé de faire le bilan de sa première année de triste gouvernance s’est fendu d’un "Toutefois, on peut aujourd'hui affirmer que le pays commence à reprendre le bon cap et à connaître une vraie dynamique de redressement et de refondation". La démission de Gizenga est tout sauf un acte héroïque. C’est un acte de sabotage, un de plus, car contraire aux intérêts suprêmes de la nation.
Jean-Eric Badibanga,
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